Le Paysan Tarnais 03 octobre 2019 à 08h00 | Par D. Monnery

Circuits courts : des contacts en tête-à-tête pour faire des affaires

La Chambre d’agriculture du Tarn a organisé un speed-meeting pour mettre en relation des producteurs et des professionnels de la restauration collective, à Valence-d’Albigeois.

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- © Le Paysan Tarnais

Restauration collective cherche producteurs locaux pour nouer relation sérieuse. C’est pour répondre à ce type de demande grandissante que la Chambre d’agriculture du Tarn, en partenariat avec Agropoint (l’association créée par le Département pour fédérer tous les acteurs tarnais de l’agroalimentaire) et le Pôle territorial de l’Albigeois et des Bastides, a organisé un speed-meeting à Valence-d’Albigeois, le mercredi 25 septembre. Un quoi ? Un speed-meeting, c’est une mise en relation de professionnels pour créer un premier contact dans le but de faire des affaires ensemble. Concrètement, le 11e événement de ce genre organisé en deux ans par la Chambre d’agriculture du Tarn, se tenait dans les locaux de la maison de retraite Bel-Air de Valence d’Albigeois. Des représentants de restauration collective (collège de Valence, lycée et cuisine centrale de Carmaux, Ehpad hôte, Aséi de Sérénac, etc.) étaient présents tout l’après-midi dans la même pièce, chacun à une table. Les producteurs locaux du secteur pouvaient ainsi venir les rencontrer, l’un après l’autre, durant une vingtaine de minutes environ, pour leur faire l’article de leurs productions et prendre un premier contact. L’objectif étant, à terme, de déboucher sur des contrats d’approvisionnement.

«Il y a une vraie tendance, qui ne cesse de progresser, de la restauration collective à vouloir s’approvisionner en local, et la loi accentue ce phénomène», constate Carine Laclau, de la Chambre d’agriculture du Tarn. Dans le cadre de ce speed-meeting on était même dans l’hyper local puisque tous les protagonistes se trouvaient dans un rayon de trente kilomètres. «Ce type de rencontre peut permettre de tester un produit sur une opération ponctuelle, comme la semaine du goût par exemple, et cela peut déboucher sur des approvisionnements plus régulier pour la suite», note Carine Laclau.

Ces débouchés peuvent être très intéressants pour les producteurs. Ils ne sont toutefois pas sans contraintes. «Il faut être en mesure de pouvoir proposer des volumes suffisants, de pouvoir assurer la logistique des approvisionnements, et de faire face aux contraintes horaires de la livraison, souligne la conseillère de la Chambre d’agriculture. Il ne suffit pas de vendre, il faut aussi compter le temps passé pour que cela soit réellement intéressant. Mais si on est bien organisé, cela peut être un beau complément à la vente directe, par exemple.»

D. Monnery

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