Le Paysan Tarnais 21 février 2019 à 08h00 | Par A. Renault

L’ail rose de Lautrec veut garder confiance en l’avenir

En quelques décennies, l’ail rose de Lautrec a acquis ses lettres de noblesse grâce à l’implication de producteurs et à l’action d’un syndicat dynamique.

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Avec plus de 800 ha d'ail implantés et près de 300 producteurs, le Tarn est le premier département producteur français. Une vraie fierté pour ceux qui ont été à l’origine de la filière et des signes officiels de qualité. En effet, la production tarnaise est marquée par la production d'Ail Rose de Lautrec, qui bénéficie de deux signes officiels de la qualité et de l'origine : le Label rouge depuis 1966 et l'indication géographique protégée depuis 1996. Au delà de la production d'ail rose de Lautrec, les agriculteurs produisent également de l'ail rose du Tarn (non labellisé), de l'ail blanc et de l'ail violet. Le Tarn compte également un réseau de producteurs d'ail de semence. Bref, une diversité d’aulx qui font la particularité de la filière sur le département.

400 HA DE SURFACES CERTIFIABLES

La filière ail rose de Lautrec compte à ce jour 154 producteurs, pour près de 400 ha de surfaces certifiables implantées et un volume commercialisé moyen de 650 tonnes. L'aire de production s'étend sur 88 communes. Six ateliers de conditionnement (dont une coopérative, Alinéa), tous présents sur la commune de Lautrec, sont également habilités par le syndicat de l'ail rose de Lautrec pour assurer la commercialisation.

UNE COMMERCIALISATION CONTRÔLÉE

L'ail rose de Lautrec peut être commercialisé sous forme de plateaux 5kg, de grappes (ou "manouilles", de 500g ou 1kg) et de petits conditionnements (filets et barquettes 3 têtes, filets 250g...). Sa commercialisation s'effectue aussi bien en filière courte que longue : vente à la ferme ou par correspondance, sur les foires et marchés, dans les épiceries fines, via les grossites / MIN mais aussi en grandes et moyennes surfaces. Si la production d'ail rose de Lautrec est principalement destinée au marché français, une partie de la production est également exportée (Italie, Allemagne, Suisse, Belgique...).

UN ATELIER À FORTE VALEUR AJOUTÉE

Les exploitations tarnaises cultivent en moyenne 2,3 ha d'ail, avec encore beaucoup de petits ateliers : 65% des producteurs ont moins de 2ha, 25% entre 2 et 5ha, et seulement 10% plus de 5ha. Bien que minoritaire en termes de surfaces, l'atelier ail, de part sa forte valeur ajoutée, constitue néanmoins un atelier important d'un point de vue économique. La culture de l'ail dans le Tarn, et plus particulièrement dans le Lautrecois, permet ainsi le maintien d'un tissu agricole dynamique (maintien d'exploitations de petite taille (80 ha de SAU en moyenne par exploitation), installations...). Culture de savoir-faire nécessitant beaucoup de main d’œuvre, elle génère également de nombreux emplois. Enfin, cette production emblématique du Tarn, à forte identité, participe aussi fortement à l'attractivité du territoire.

A. Renault

(sources : Syndicat de l'ail rose de Lautrec)

 

Retrouvez l'intégralité du dossier consacré à la filière ail rose de Lautrec dans l'édition en ligne

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Les enjeux de la filière ail rose de Lautrec

La filière qui doit répondre à différents enjeux et notamment :

• maintenir la qualité du produit pour maintenir la plus-value (marché de niche) et dégager un revenu permettant aux exploitations d'être viables / qui permettent la reprise et l'installation de jeunes (dans un contexte agricole global parfois difficile et avec des problématiques sanitaires qui peuvent porter atteinte à la pérennité de l'atelier)

• s'adapter pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs, en conciliant traditionnel (transmission d'un savoir-faire de génération en génération) et innovation.

Filière structurée, dynamique, avec un produit connu et reconnu, l’ail rose de Lautrec se remet continuellement en question pour avancer. Le syndicat a d'ailleurs réalisé un diagnostic en lien avec l'Irqualim (institut régional de la qualité alimentaire). L'objectif est de faire un point sur la filière actuelle et son environnement (forces, faiblesses, opportunités, menaces) avec de mettre en lumière les axes de travail à court, moyen et long terme.

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