Le Paysan Tarnais 02 mai 2019 à 08h00 | Par A. Renault

La filière poules pondeuses attire de plus en plus : exemple à Cambon

Le dossier de cette semaine porte sur la filière œufs. Exemple avec Marc-Henri Fages qui prépare son installation en poules pondeuses, un atelier complémentaire sur l’exploitation. Il expose ses motivations et son projet.

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 © Le Paysan Tarnais  © Parlement européen  © P. Le Douarin

Marc-Henri Fages a quitté son emploi d’animateur syndical à la FDSEA du Tarn pour se lancer dans un projet d’installation sur l’exploitation familiale. Objectif, ajouter un atelier de 15 000 poules pondeuses avec système plein air. «Sur l’exploitation, nous produisons déjà du maïs semences, de la vigne et des céréales. Nous n’avions pas de source d’amendement sur la ferme et je souhaitais m’orienter vers un système de polyculture élevage. La filière était attractive, la production d’œufs va venir ajouter une diversification et un revenu complémentaire sur l’exploitation» Marc-Henri a identifié de nombreux avantage. «L’atelier poules pondeuses s’associe bien avec nos productions actuelles et les pics d’activité qui vont avec. De plus, la production d’œufs permet d’avoir un produit fini, sans transformation nécessaire. Il est possible d’avoir une partie de la production vendue en intégration ou en vente directe. Enfin, les effluents produits apportent une fumure de qualité pour les terres de l’exploitation.»

Pour commencer, Marc-Henri Fages a prévu de signer un contrat les premières années afin de s’assurer un revenu. «Il s’agit d’un contrat tripartite avec un fournisseur d’aliment et un acheteur d’œuf. Le prix d’achat est indexé sur le prix de l’aliment et sur l’investissement réalisé pour lancer l’atelier.»

Un investissement qui s’élève entre 45 et 50 euros par poule pondeuse. «Il s’agit d’un bâtiment unique avec, en intérieur une volière sur trois étages, composés de parcours avec des grilles sous lesquelles se trouvent des tapis à fiente, qui transportent les ef-fluents dans un coin du bâtiment, d’une chaîne d’alimentation et d’eau, et de pondoir.» Les poules peuvent ainsi circuler dans la volière et le système permet de limiter la taille des bâtiments. En fin de matinée, les trappes sont ouvertes et les poules peuvent sortir jusqu’au soir.

L’astreinte est relativement limitée. «Les premiers mois, il faut être assez présent pour s’assurer que les poules s’habituent bien au fonctionnement, qu’elles se nourrissent correctement pour prendre suffisamment de poids». Des tapis acheminent les œufs vers une unité de conditionnement. «Les œufs seront conditionnés par 36, après un premier tri. Il faudra ensuite mettre en palette.» Pour Marc-Henri Fages, le projet est loin d’être fini : «J’espère pouvoir avoir les premiers œufs en avril 2020. C’est au final un projet sur un an et demi ou deux ans, car la partie administrative est relativement lourde.»

A. Renault

 

Retrouvez l'intégralité du dossier consacré aux poules pondeuses dans l'édition en ligne

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