Aller au contenu principal

Sanitaire
GDS : au-delà de la DNC, d'autres épidémies à surveiller

Apparition du virus Shamonda, recul de l’IBR et de la FCO3, disparition de la MHE, maladies sur les petits ruminants… Le GDS du Tarn a fait le point sur les épidémies et la prophylaxie des maladies qui touchent les cheptels locaux.

Lors de son assemblée générale tenue la semaine dernière, le Groupement de défense sanitaire (GDS) du Tarn est longuement revenu sur les dernières actualités liées à la DNC, les dates clés, changements de règles pour le transfert d’animaux et les zones de flou encore présentes. L’audience a notamment souligné l’injustice que subissent les éleveurs avec des veaux dévalorisés par rapport aux veaux des départements voisins placés en zone indemne. Cette baisse du prix s’explique notamment par l’impossibilité de mélanger des veaux de zone indemne et de ZV1 dans le même camion. Face à cette difficulté de commercialisation, les marchands se rendent moins dans les marchés du Tarn et proposent un prix inférieur. Adélaïde Pellat du GDS relève ainsi une baisse du prix de vente sur les marchés de 0,15€ à 0,40€/kg. Un veau tarnais peut ainsi être dévalorisé jusqu’à 200 euros. Présent lors de l’AG, le préfet du Tarn, Simon Bertoux, a chiffré les pertes liées à la DNC dans le département à 6 millions d’euros, comprenant le temps de blocage des commercialisations, les frais vétérinaires et la moins value des animaux. Rapporté au fonds d’urgence de l’Etat versé en mars dernier, d’un total de 1,4 million, il y a de quoi tiquer… Au-delà de cette maladie, le GDS est revenu sur les autres épidémies qui concernent les bovins et les petits ruminants.

Chez les bovins

• IBR. Quasiment 98% des cheptels sont qualifiés indemnes. En 2026, 11 cheptels ont des bovins positifs (251 animaux). Pour Patrick Gayrard : “L’assainissement des derniers cheptels reste compliqué. De nouveaux élevages se contaminent suite à des rassemblements temporaires d'animaux ou des introductions. Cette situation nous amène au niveau de l’Occitanie à nous poser des questions sur la dérogation aux analyses IBR à l'introduction”. L’objectif 2027 est que la France obtienne le statut indemne en IBR sur la quasi totalité des élevages, même les ateliers d’engraissement cartes jaunes. “La pression est assez forte”. 

• BVD. “Sur la campagne 2025-2026, comme pour la campagne 2024-2025, un seul élevage avec naissance de veaux IPI (infecté permanent immunotolérant). a été nouvellement positif”. Pour la campagne 2025-2026, 4 cheptels sont concernés par les IPI et 12 bovins ont été détectés. La vigilance reste de mise quant à l’introduction de bovins dans les élevages tarnais. “Je déplore le faible taux de bovins testés à l’achat” 

• FCO et MHE. La FCO8 et la MHE ont vu l’absence de foyers détectés et seulement quelques foyers FCO3 cet été (53 dans le Tarn sur les plus de 1100 détectés en France). “Cette évolution positive trouve certainement ses sources dans la vaccination et l’immunité acquise par le passage des maladies”. En ce qui concerne la MHE, le Tarn devrait repasser en Zone indemne autour de l’été 2027 (deux ans après la date de détection du dernier foyer). “Mais il faut rester vigilant. L’Etat continue de prendre en charge la visite vétérinaire, et trois prises de sang en cas de suspicion.” 

• Shamonda. Apparue en début d’été, cette maladie virale, transmise par les culicoïdes (et de la mère à sa descendance par le placenta) s’est diffusée rapidement en France. Elle est proche du virus de Schmallenberg. Dans le Tarn, 12 élevages bovins ont un ou plusieurs animaux positifs. La mortalité est faible et les problématiques se portent essentiellement sur les animaux gestants. Les signes cliniques sont la fièvre, des diarrhées, une baisse de production laitière. Puis éventuellement l’avortement ou des malformations foetales. Le virus a aussi été détecté chez les ovins en Aveyron et dans un foyer équin de l’Hérault. La maladie n’étant pas réglementée, l’analyse PCR est à la charge de l’éleveur avec un coût réduit de -50% au Laboratoire départemental grâce aux aides du Département (soit 16€ de reste à charge pour l’éleveur). Attention, sa détection dans le sang disparaît vite, il s’agit de faire le test rapidement. 

• Paratuberculose. 155 cheptels et 11 570 bovins analysés. 275 bovins positifs (ou douteux) détectés. 

• Besnoitiose. Chaque année, le nombre de cheptels allaitants faisant des analyses diminue (celui des cheptels laitiers, analysés sur lait de tank augmente légèrement). 74 bovins ont été détectés positifs. Le GDS a rappelé l’aide au dépistage du Département qui permet un reste à charge de 0,39€/bovin pour l’éleveur. “La surveillance vaut le coup”, insistent les salariés du groupement. Un pack existe pour les contrôles d’introduction avec 4 maladies recherchées (avec là aussi une aide du Département de -50% sur le prix).

Chez les petits ruminants

• Brucellose : la prophylaxie est obligatoire tous les 3 ans. 474 interventions étaient planifiées et 12 500 prélèvemenst effectués. 

• Border Disease. La Border est testée en parallèle de la prophylaxie sur 35 brebis. “On regrette qu’il n’y ait pas plus d’éleveurs qui fassent ces analyses”. En cas de sérologie positive, le GDS et la CRSSA aident financièrement l’éleveur à faire un recontrôle sur 35 agnelles (antenaises). 

• Visna Maedi. Les éleveurs sélectionneurs sont tenus de faire tester leurs troupeaux tous les ans. Les analyses sont réalisées sur 50 brebis. Pour 2025, 86 élevages ont été testés. 

Deux autres maladies présentes en Europe sont à surveiller : 

• La clavelée ovine. La Grèce est très fortement impactée et, dans une moindre mesure, la Bulgarie. 

• La peste des petits ruminants. Les pays touchés sont susceptibles de faire appel à des reproducteurs en France. Ces maladies sont réglementées, comme la DNC, et imposent une gestion très sévère des flux d’animaux. Il s’agit dans les deux cas de faire attention au nettoyage et à la désinfection des camions et à toutes les mesures de biosécurité pour éviter leur propagation jusqu’à nos élevages.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout le Paysan Tarnais

Les plus lus

Avance PAC 2026 : montants connus, versements à partir du 16 octobre

Les premiers versements doivent arriver à partir du 16 octobre. Pensez à vérifier les montants sur TéléPac.

TFNB 2026 : combien allez-vous réellement payer après le dégrèvement sécheresse ?

Le paiement est reporté au 15 novembre : vérifiez le montant de votre dégrèvement avant de régler. Ce dégrèvement doit être…

Ouverture du fonds d'urgence pour les exploitants tarnais

Le dépôt des demandes d'aide est ouvert depuis ce mercredi 30 septembre jusqu'au 21 octobre inclus. 

Fermages 2026 : l'indice en hausse de 3.23%

L’indice national des fermages est paru par arrêté ministériel le 11 août 2026 et vient d’être constaté par arrêté préfectoral…

Fonds d'urgence CASI : comment déposer sa demande ?

Jeunes installés, maraîchers, céréaliers, éleveurs, arboriculteurs, viticulteurs... Voici un guide pas à pas pour demander le…

Gaillac : le vignoble passe sous les 5 200 hectares

Le préfet du Tarn a fait le point sur les primes à l’arrachage et les différents accompagnements mobilisables en cette période…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site le Paysan Tarnais
Consultez le journal le Paysan Tarnais au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal le Paysan Tarnais