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L’AOP de Gaillac au rendez-vous des enjeux d’avenir

L’organisme de défense et de gestion de l’AOP Gaillac a tenu son assemblée générale le jeudi 16 mai à l’Inéopole de Brens. Au programme : communication et renouvellement du vignoble.

© Le Paysan Tarnais

Parmi les différents points abordés lors de l’assemblée générale, voici l’essentiel de quatre sujets particulièrement sensibles.

Plan collectif de restructuration. C’est une véritable problématique. Les 376 hectares restructurés (5,5% du vignoble) dans le cadre du PCR 2016 à 2018 ne suffisent pas à renouveler le vignoble qui, de fait, est vieillissant. «Ce n’est pas suffisant en termes de surface et d’âge des vignes pour être en phase avec les marché de demain», souligne Christophe Bou, co-président de l’interprofession des vins du sud-ouest (IVSO). Pour le prochain PCR 2019-2021, 178 dossiers ont déjà été déposés pour une prévision de 527 ha. «Nous devons faire en sorte de rester un vignoble d’avenir, et pour cela nous avons besoin d’une stratégie collective», conclut le président du syndicat AOC Gaillac, Cédric Carcenac.

Flavescence dorée. Plus de 3 100 ha ont été prospectés en 2018, et 7 500 pieds ont été arrachés. Depuis 2014, quasiment l’ensemble du territoire a été prospecté. Mais «la pression est toujours là», rappelle Lucas Merlo qui suit particulièrement le dossier au sein de la nouvelle équipe de la FDGDON du Tarn, présidée par Olivier Jean. La mission de prospection qui incombait jusque-là à la Maison des vins devrait en effet reposer sur ce nouvel organisme à vocation sanitaire, en relation avec la Draaf. Présente à l’assemblée générale(*), la députée Marie-Christine Verdier-Jouclas a rappelé tout l’intérêt qu’elle portait à ce dossier. Elle a d’ailleurs sollicité le ministre de l’Agriculture ainsi que le préfet sur les aspects réglementaires liés aux vignes abandonnées (estimées à une cinquantaine d’hectares dans le vignoble) ainsi qu’au contrôle des traitements obligatoires. «Le gouvernement a bien évolué sur la question depuis l’arrivée de Didier Guillaume au ministère», indique-t-elle. Pour preuve : «Une table ronde est en préparation à Paris, on organise ça quand vous voulez», annonce la députée.

Hiérarchisation. Le dossier a été présenté aux services de l’Inao. La notion de cru est toutefois difficilement accessible en dehors de la doctrine pyramidale telle que le propose la hiérarchisation bourguignonne. C’est donc l’introduction d’une mention valorisante qui est aujourd’hui privilégiée. «Il faut un nom porteur qui puisse être protégé, souligne Cédric Carcénac. Nous avons besoin d’une mention valorisante pour tirer le vignoble vers le haut et répondre à la demande de différenciation des marchés.» Un groupe de travail national a été créé par l’Inao pour réfléchir sur la montée en gamme d’appellations hors du cadre de la doctrine actuelle.

Mesures agroenvironnementales. L’AOC Gaillac se pose la question de l’intégration de mesures agroenvironnementales au sein de son cahier des charges (interdiction du désherbage chimique en plein des parcelles de vigne, enherbement des vignes, limitation d’apport d’azote minéral de synthèse, maintien des éléments caractéristiques du paysage, etc.). La Maison des vins s’intéresse donc à la démarche «Haute valeur environnementale» (HVE) et à sa progressivité en 3 niveaux. Des propositions de lien entre cette démarche et le cahier des charges seront exposées lors du prochain conseil d’administration de l’AOC Gaillac.

D. Monnery

(*) Le sénateur Philippe Bonnecarrère, et les conseillères départementales Maryline Lherm et Évelyne Bretagne étaient également présents.

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