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Les Volailles du Ségala ou la philosophie de la qualité

Ancrée depuis 40 ans sur le territoire éponyme, l’association fédère des éleveurs déjà engagés sur d’autres filières Label Rouge. Les afficionados de poulets et pintades sont au rendez-vous.

Les éleveurs et les metteurs en marché travaillent collectivement au développement maîtrisé de la filière.
Les éleveurs et les metteurs en marché travaillent collectivement au développement maîtrisé de la filière.
© Les volailles fermières du Ségala

À l’origine de l’association des Volailles fermières du Ségala, on trouve la demande d’un abattoir de Castres qui s’approvisionnait en Aquitaine et souhaitait travailler avec des producteurs locaux. De ce constat, une demi-douzaine d’éleveurs s’est lancée dans les années 80 avec près de 7000 poulets et 2400 canettes par an. Aujourd’hui, le succès n’est pas démenti : 20 éleveurs produisent 250 000 poulets et pintades plein air, tous label Rouge, chaque année. Le principal débouché des abatteurs est le poulet entier. Leurs clients sont des entreprises familiales spécialisées, des boucheries, des restaurateurs qui ne font pas forcément de la publicité. Mais la qualité du produit et sa renommée créent une habitude de consommation qui ne s’essouffle pas. Le goût et la chair du poulet fermier Vol’Grain y sont pour beaucoup.

Une filière locale à l’esprit constructif

Derrière le produit qui garnit les étals, les volaillers et les éleveurs travaillent de concert pour établir des prix rémunérateurs et justes. «Nous dialoguons du prix et des plannings de production avec nos clients, explique Pascal Fabre, président de l’association “les volailles fermières du Ségala”. C’est l’association qui fait ce travail. Elle apporte aux éleveurs adhérents plusieurs services comme le suivi technique et vétérinaire.» Cette dynamique facilite l’arrivée de nouveaux producteurs.

Ainsi, dans le cadre d’une reprise de ferme ou d’un remplacement suite à un départ en retraite, l’AVS accueille de nouveaux membres. «Nous aurons bientôt deux nouveaux jeunes, témoigne Pascal Fabre. L’association leur a fourni des documents pour étudier un projet et sa viabilité économique. Le conseil est également donné pour les bâtiments et l’équipement. Bien entendu, des visites chez d’autres producteurs et l’apprentissage technique font partie du programme d’installation.» Cet accompagnement est en droite ligne avec le souhait de renforcer le bien-être de l’éleveur. La fonctionnalité des bâtiments est un des premiers leviers actionnés pour l’association des volailles fermières du Ségala.

Du confort pour les poulets et les hommes

Les bâtiments sont modernes et répondent au cahier des charges du poulet plein air. La densité dans le bâtiment est de 11 individus par m2, c’est presque 2 fois moins peuplé qu’en poulet industriel. «Nous faisons le maximum pour le bien-être animal avec des parcours arborés, ombragés. En été, c’est parfois compliqué le soir. Les poulets apprécient leur parc et il faut redoubler d’effort pour les rentrer», s’amuse Pascal Fabre. Pour certifier la qualité du travail de chaque éleveur, Qualisud contrôle les lots de poulets, leur densité, le temps de vide sanitaire (3 semaines), les transitions alimentaires, les plans de prophylaxie et les abords. L’AVS travaille aussi sur les abords des fermes de ses adhérents car «l’ouverture des élevages et l’accueil du public ira en grandissant», selon le président de l’association AVS. Déjà en cours, cette évolution rejoint les progrès réalisés dans la communication vers les premiers clients mais aussi le client final qui apprécie les explications. Ces efforts devraient, sans aucun doute, aider dans la conquête de nouveaux marchés menée conjointement entre abatteurs et éleveurs. L’union fait décidément bien la force !

F. Roussel

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