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Transformation à la ferme : un atelier pour travailler confortablement la volaille

Au Gaec Isalex à Vielmur, Alexis et Isabelle Auriol ont deux productions : des vaches laitières et des volailles. Ces dernières sont commercialisées en direct. En 2005, les éleveurs ont décidé d’investir dans une tuerie agréée. Témoignage.

En 2005, Alexis et Isabelle Auriol ont profité de la mise aux normes des bâtiments d’élevage pour monter une tuerie agréée.
En 2005, Alexis et Isabelle Auriol ont profité de la mise aux normes des bâtiments d’élevage pour monter une tuerie agréée.
© Le Paysan Tarnais

La vente directe, chez les Auriol, c’est une longue tradition familiale. «Mes parents ont toujours vendu des volailles à la ferme. Moi, je me suis aussi installé pour vendre mes produits. J’ai démarré en commercialisant une partie de ma production laitière en poches de lait cru. A l’installation de mon épouse Isabelle en 1995, nous nous sommes lancés dans la transformation : nous fabriquions des yaourts et des formages blancs. Quand mes parents ont pris la retraite en 1998, nous avons repris leur atelier de volailles et la commercialisation en direct. A partir de ce moment là, nous avons diminué la transformation de lait et nous avons fini par arrêter complètement. Aujourd’hui, nous conditionnons encore un peu de lait cru, mais c’est une activité qui est vraiment devenue marginale.»

En 2005, Alexis et Isabelle Auriol ont profité de la mise aux normes des bâtiments d’élevage pour monter une tuerie agréée. «Entre les poulets, les poules, les pintades et les canettes, on est environ à 5 000 volailles par an, ce qui fait une centaine par semaine. Avec ces volumes de production, il faut pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Nous avons construit un atelier de 90 m2. Cela peut sembler grand, mais c’est important d’avoir de la place. Nous sommes souvent plusieurs pour préparer les volailles, c’est mieux de ne pas se gêner ! Et puis, nous le voyons aujourd’hui : nous avons pu aussi placer de nouvelles machines pour nous simplifier le travail. Quand il y a de la place, c’est toujours moins compliqué de réaliser des aménagements. Si par exemple, nous voulions créer une pièce pour réaliser un peu de découpe, ce serait assez simple de cloisonner un nouvel espace à cet effet.»

Il y a deux ans, les Auriol ont investi dans un bac trempeur et une nouvelle plumeuse de plus grande capacité. «Le travail de plumage est beaucoup moins pénible et moins long. Nous pouvons placer les poulets 4 par 4. Bien-sûr, il faut toujours effectuer une finition manuelle, mais cela facilite vraiment cette étape. Ces machines se situent dans la première pièce de l’atelier. C’est là que nous rentrons les animaux vivants, que nous les saignons, les vidons et les plumons. Une fois prêtes, les volailles sont disposées sur des chariots pour être placées en chambre froide. Dans la pièce qui permet d’accéder aux cham-bres froides, nous avons tout l’équipement pour mettre en poche et étiqueter. De là, les volailles peuvent être chargées dans un véhicule si elles sont destinées à un marché ou remises au consommateur qui vient acheter en direct sur la ferme.»

S. Lenoble

 

 

Retrouvez l'intégralité du dossier sur les différents outils dans la transformation à la ferme dans l'édition en ligne

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