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Technique
Un 3 en 2 strictement respecté et des brebis improductives suivies de près

Cédric et Benoit Barria sont installés respectivement en 2006 et 2008, sur la ferme familiale à Montirat. A côté d’une trentaine de mères limousines, ils gèrent un troupeau de 235 brebis. Présentation de leur fonctionnement.

Cédric et Benoit Barria, les deux éleveurs associés du Gaec des boucles du Viaur à Montirat
Cédric et Benoit Barria, les deux éleveurs associés du Gaec des boucles du Viaur à Montirat
© Le Paysan Tarnais

Avec une productivité de 1,45 agneau par brebis et par an, Cédric et Benoît Barria se situent au-dessus de la moyenne départementale des élevages suivis en appui technique. «Quand on étudie les résultats plus en détails, on se rend compte que c’est principalement dû au taux de mise bas, qui s’élève à 1,34» commente Anne-Julie Métivier, responsable du service ovin à la Maison de l’Elevage. «C’est un très bon chiffre qui s’explique par le système de reproduction de cet élevage, qui est un 3 en 2 strict.»

 

Les éleveurs ne travaillent qu’avec deux lots de brebis et un lot d’agnelles. Tous ces lots sont réaccélérés pour arriver à avoir 3 agnelages en 2 ans. Par exemple, les brebis qui mettent bas en octobre (IA de début mai) et sont remises à la lutte au 15 décembre. «En fait, nous fonctionnons quasiment uniquement avec la monte naturelle, sauf sur le lot de début mai» expliquent Cédric et Benoît Barria. «C’est sur celui-ci que nous gardons notre renouvellement. Nous avons 4 béliers : 2 Rouges de l’Ouest, un Charollais et un Lacaune viande. Quand ils ne travaillent pas, ils sont dans un bâtiment à part. Avant les mises à la lutte, les brebis reçoivent une cure de vitamines. Le lot d’agnelles est épongé en juillet.»

 

Actuellement, les béliers restent 45 jours dans chaque lot de brebis. Mais les éleveurs souhaitent rapidement passer à 30 jours. «Nous n’avons pas beaucoup de place dans le bâtiment. L’objectif est donc d’arriver à allonger un peu l’écart entre deux mises bas et d’être sûrs que les agneaux soient sevrés avant le début de l’agnelage suivant. C’est aussi pour cela que le lot d’agnelles est géré à part : il nous faut beaucoup de place et nous ne pouvons donc pas les rajouter à un autre lot, puisque chacun compte déjà une centaine de brebis.»

 

Les bons résultats techniques des associés du Gaec des boucles du Viaur sont aussi liés à une étroite surveillance des brebis improductives. «55 jours après le retrait des béliers, on échographie tous les lots. La date est calée à l’avance, comme ça on est sûrs de ne pas l’oublier. L’idée est de trier très rapidement les vides. Pour chacune, nous regardons les antécédents : le nombre d’agneaux à la dernière mise bas, un éventuel avortement ou un autre pépin… En fonction, nous décidons de les remettre à la lutte dans le lot suivant ou de les réformer.»



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