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Les moutonniers tarnais débattent sur le rôle et le fonctionnement de la FDO

L’assemblée générale de la fédération départementale ovine s’est tenue à Vénès ce lundi 14 décembre. Parmi les sujets qui ont provoqué le débat, l’aide ovine et la notification du remplacement des brebis par les agnelles sous 7 jours à la DDT.

Lundi 14 décembre, la FDO a tenu son assemblée générale à Vénès.
Lundi 14 décembre, la FDO a tenu son assemblée générale à Vénès.
© Le Paysan Tarnais

En préambule de leur première assemblée générale, les deux co-présidents Emile Fabriès et Jérôme Redoulès ont souhaité remercier Gilbert Vernhes pour le travail effectué pour le syndicalisme et la filière ovine. Celui-ci les a remerciés, notant au passage que sa priorité avait toujours été « la défense des éleveurs ». Il a également voulu encourager ses successeurs dans cette tâche. Après l’examen des comptes et le renouvellement des administrateurs sortants, une grande partie de cette assemblée générale a été consacrée aux actualités de la FDO.

Jérôme Redoulès a présenté les actions réalisées courant mai-juin à destination des GMS. En effet, les moutonniers ont mené des actions de contrôle dans les grandes surfaces à Castres. Ils ont pu rencontrer les chefs bouchers et, à Auchan, la directrice. « L’objectif était de relayer l’action nationale lancée par la FNO intitulée « Soutenez nos éleveurs, mangez de l’agneau français » et de voir quelles étaient les positions de plusieurs GMS sur le sujet». Les moutonniers ont trouvé la démarche intéressante et ont pu constater des différences de politiques commerciales entre les enseignes. « Si certains jouent le jeu de l’agneau français ou de la production locale, pour d’autres, c’est plus compliqué. On peut trouver de la viande bovine française, du porc français mais pas d’agneau français ! » Emile Fabriès a également invité les moutonniers à faire remonter leurs observations en magasin au jour le jour. « Il faudrait également y revenir pour voir si le message est passé et faire le point avec eux. Les GMS nous ont bien reçus dans un contexte où les éleveurs bovins mettaient la pression et les discussions ont été intéressantes, mais ne nous voilons pas la face. Il y a encore du travail et nous ne changerons pas leurs pratiques en une seule fois. »

Aide ovine et contrôles PAC

Autre point qui a beaucoup occupé le conseil d’administration de la FDO en 2015, c’est la question de l’aide ovine et notamment de la règlementation qui impose aux éleveurs de notifier à la DDT dans un délai de 7 jours les remplacements de brebis éligibles par des agnelles nées avant le 31 décembre ou des brebis achetées, dans la limite de 20% de l’effectif de l’exploitation. La FDO a rencontré la DDT pour lui faire part de la colère des éleveurs concernant les contrôles de terrain. Les moutonniers ont envoyé un courrier à l’administration et à la FNO pour préciser leurs revendications :

- l’arrêt de cette obligation de notification sous 7 jours

- la simplification des déclarations d’effectif (recensement, AO et ICHN)

- la simplification de la grille conditionnalité.

La FDO s’est à nouveau tournée vers la DDT en novembre et décembre alors que des éleveurs se sont aperçus que le versement de l’aide ovine ne correspondait pas au montant attendu. Une pénalité a en effet été appliquée, à l’instruction des dossiers, sur le non respect de ces notifications sous 7 jours du remplacement des brebis par des agnelles. «Le ministre s’était pourtant engagé, au congrès de la FNO à ne pas appliquer cette règle. N’ayant reçue aucune directive en ce sens, l’administration a appliqué la mesure» a précisé Gilbert Vernhes. De nombreuses voies se sont élevées dans la salle pour dénoncer cette situation. «L’application est abusive ! Surtout avec des retards de un jour par exemple. On est des éleveurs, pas des bureaucrates. Que dire quand on voit que le traitement des dossiers PAC a deux mois et demi de retard ? L’administration a le droit d’avoir du retard, mais pas nous ?» Les moutonniers tarnais ont dénoncé dans leur ensemble la lourdeur administrative. Emile Fabriès concluait en précisant : «il y a un travail important à faire sur ce dossier et nous mettrons la pression sur l’administration pour l’année à venir afin d’obtenir des précisions et pour faire évoluer cette réglementation trop stricte.»





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